Un magazine danois fait la promotion d’Essaouira et de son festival des Gnaoua

آخر تحديث : الجمعة 6 أكتوبر 2017 - 1:47 مساءً
Un magazine danois fait la promotion d'Essaouira et de son festival des Gnaoua

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L’agence de voyage danoise Viktor Framors a mis en ligne, mercredi, un saisissant reportage sur le festival des Gnaoua d’Essaouira, une ville qui "vit et se développe grâce à de nouvelles inspirations, de nouvelles communautés et de nouvelles expressions artistiques".

Dans un monde où les pays construisent des murs et s’enferment dans leur propre culture, la ville d’Essaouira est tout à fait particulière. Cette ville marocaine sur la liste de l’UNESCO a toujours été ouverte au monde", écrit la publication. Lise Blom, l’auteure de l’article, qui fait partie de six journalistes danois ayant bénéficié d’un voyage organisé par l’ambassade du Maroc au Danemark pour couvrir la dernière édition du festival d’Essaouira "Gnaoua : musiques du monde" (21/24 juin), ouvre son article sur "des riads avec d’élégantes cours, des remparts impressionnants, des kilomètres de sable, des couchers de soleil flamboyants sur l’Océan atlantique et des produits pour soins du corps aux senteurs délicieuses".

Dans ce reportage, émaillé de photos haut en couleurs, l’auteure ne tarit d’éloges ni sur la nourriture "un chapitre à part avec des masses de poissons frais et des crustacés préparés avec des arômes délicieuses", ni sur la diversité des airs musicaux, la musique étant justement ce qui "renferme l’essence de la culture et de l’histoire d’Essaouira". Dans cette atmosphère, au sein d’une tente où souffle le vent, elle revient sur sa rencontre avec la superstar locale, Maâlem Mokhtar Guinea, né dans une famille de musiciens qui, depuis des générations, "exercent aussi des fonctions de guérisseurs en rapport avec le monde spirituel".

C’est que, explique-t-elle, "Mokhtar est né dans la musique à proprement parler" : Un obstétricien aurait sans doute déconseillé la venue au monde de Mokhtar, pas sa maman partie, enceinte, prendre part à une lila (nuit) des Gnaoua, avec tout le rituel et le cérémonial spirituel qui vont avec. "La mère de Mokhtar a dansé jusqu’à ce que les douleurs la fassent entrer en transe. Elle a, alors, quitté la cérémonie pour accoucher. L’accouchement s’est fait rapidement et, avant la nuit, elle était de retour dans la danse avec son nouveau-né, Mokhtar", raconte l’auteure de l’article.

Comme sorti des limbes, Mokhtar Guinea, en bon héritier d’une famille ayant su, très tôt, adapter ses profondes racines africaines aux préceptes de l’Islam, a évolué aux sons des castagnettes en métal, comme aux rythmes et mélodies de batteries et instruments à cordes. Auparavant fermées au public, les cérémonies des Gnaoua allaient changer la donne, dès les années 60, quand des artistes internationaux de rock, de blues et de jazz ont commencé à se rendre au Maroc.

Dans l’entre-temps, le père de Mokhtar avait ouvert une école de musique à Essaouira. L’un de ses plus célèbres disciples fut un certain… Jimi Hendrix. C’était en 1969, l’année où Mokhtar vit le jour. Pour Mokhtar, ses frères et soeurs, cette école était un paradis où ils pouvaient s’essayer à tous les instruments de musique, des banjos aux trompettes. Mais, lui, n’a cessé depuis d’expérimenter et d’approfondir l’univers musical. Résultat : Pendant la dernière édition du festival d’Essaouira, il a joué avec un groupe local de musique hiphop, il a évolué aux côtés d’un chanteur guttural mongol, avec des musiciens japonais et brésiliens, ainsi qu’avec des stars telles que Carlos Santana et Bill Laswell. Bref, en agile passeur de frontières, il n’a cessé d’alterner des tournées internationales, dont au festival de Roskilde et à "Jazzhouse" à Copenhague.

Revenant justement sur "le festival d’Essaouira qui compte environ 100.000 participants", l’auteure de l’article n’omet pas de préciser qu’"ici, il n’y a ni boue, ni personnes ivres, mais un mélange de jeunes marocains, de familles avec de petits enfants et de grands-mères sur des chaises roulantes, tout cela mêlé à un public international".

2017-10-06 2017-10-06
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fatiha